Médiachroniques est fort intéressant. On y parle beaucoup des nouveaux moyens de communication. On s'interroge sur l'effet de la popularité grandissante de l'Internet, des logues, bref des nouveaux médias et du déclin des médias traditionnels. On parle beaucoup aussi de technologie, de hausse et de baisse de tirage. Bref de l'aspect économique des médias. Et tout cela est fort bien.
Quoique mon ami Jeff Mignon n'a toujours pas répondu (ni personne d'ailleurs) à ma prétentin que JOURNAL VENDU ne signifie nullement JOURNAL LU. Bref que plusieurs des journaux achetés le sont souvent par des lecteurs qui l'achètent par habitude ou par abonnement. Par exemple (je parle toujours du Québec, pour l'Europe je ne sais pas), les bureaux reçoivent un tas de journaux d'information et de magazines spécialisés qu'on place dans le centre de documentation et qui bien souvent ne sont pas consultés. Ou peu.
En sens inverse, je me souviens de mon temps de collège où le seul exemplaire qui rentrait était lu (et je dis bien lu) par tous les élèves (et également des profs). bref: un seul exemplaire vendu mais une cinquantaine de lecteurs, à tout le moins, par exemplaire. Un peu comme pour le livre d'ailleurs (curieux qu'on parle JAMAIS du livre sur ce blogue. C'est pas un moyen de communication le blogue. C'est fini pour vous les Raymnd Aron et Jean-Paul sartre? Ils n'ont pas de successeurs. Vous êtes certains que les penseurs, les essayistes, ceux qui INFLUENCENT la société ne publient que sur le net. Moi pas... Vous pensez qu'un Bernard Pivot par exemple n'avait pas (il en a peut-être encore, mais je n'habite pa sla France) d'influence? On lisait LIRE au Québec, et on regardait APOSTROPHES et on lisait les livres que Pivot recommandait...
Bref je déplore (je l'ai fait, j'y reviens) qu'on discute que de TEHCNO (ou presque( sur MÉDIACHRONIQUES. Je ne dis pas de ne pas discuter techno. Je ne dis pas de ne pas discuter tirage, publicité, etc. Je dis qu'il est déplorable qu'un blogue sur les médias, qui devrait intéresser les journalistes (je suis journaliste, moi, et je le lis, je fais plus; je le commente et j'écris).
Et je m'étonne qu'ond iscute peu d'INFLUENCE. Il y a des éditeurs qui, bien sur, se réjouissent que leurs livres se vendent beaucoup. Et qui font un tabac avec des romans genre Harlequin, des guides de vin et de cuisine, des guides Michelin ou de voyage, des livres de recettes culinaires, etc. Et ma foi, tant mieux pur eux, y a pas de "mauvais livres". Sauf que... l'essayiste, celui qui rêve de CHANGER LE MONDE, sans dire qu'il ne veut pas que son éditeur fasse assez de sous pour éditer son prochain livre, sans renoncer à des droits d'auteurs qu'il espère pas trop modeste, l'essayiste, ce qu'il veut, c'est INFLUENCER. ETRE LU. Et il se fout bieni que le nombre d elivres vendus soit bas si l'exemplaire acheté par une bibliothe`que par exemple est emprunt et lu par plusieurs dans une année.
Pour lui, vaut mieux un seul livre vendu qui srait lu par une trentaine de lecteurs dns uen année dans une bibliothèque que cinq exemlaires vendus achetés par des personnes seules qui le placent sur un rayon de leur bibliothèque personnelle et ne le pretent à personne. Mieux, un sxemplaire unique acheté par un prof qui en photocopie les principaux extraits et les distribue à ses élèves. Les puristes se plaidnront et crieront au vol de la propriété intellectuelle. Pas moi. Je me fous des droits d,auteur. J'écris pour être lu et commenté. Bien sur, Jeff me dira que pour être publié, faut que l'éditeur fait ses frais. Vrai. Mias pas nécessaire qu'il fasse profit et pas nécessaire non plus que je touche des droits d'auteur faramineux.
Mias tel n'est pas mon propos d'aujourd'hui. J,AIMERAIS QU,ON PARLE D'ÉTHIQUE. On en parle peu ou pas sur ce site (et sur bien d'autres) comme sile mot était tabou. Je suis intéressé par tous les commentaires savants que je lis sur Médiachroniqiues (rédigés par des gens beaucup plus compétents que moi). Mais en même temps je suis un peu (un peu beaucoup...) écu qu'on y discute si peu de la BAISSE DE QUALITÉ de l'informatin. Comme si on confondait QUANTité avec QUALITÉ.
Comme si le fait que N,IMPORTE QUI , GRÂCE À L'INTERNET, PEUT S'IMPROVISER JURNALISTE. Dans un journal RESPONSABLE (j'admets que tous ne le sont pas...), on ne publie pas n'importe quoi (en tout cas,on ne devrait pas publier n'importe quoi). Les grands médias québécois adhèrent tous au Conseil de presse du québec et les jurnalistes à la Fédération professinnelle des journalistes du Québec. Qui ont un code d'éthidue sévère. Les contrevnants peuvent être même congédiés en cas de faute grave et de toute fa^con, toute plainte d'un lecteur, auditeur, téléspectateur jugée pertinente après jugement par le jury du Conseil de presse (jury tripartite, rerésentants du public, des médias (entreprises) et ds journalistes) est rendue publiquie et le journalsite publqiuement blamé. Pas drôle par un journaliste d,¸etre blamé publiquement par ses pairs, et d'¸etre obligé dnas son média d'avouer son erereur...
Pourtant, les blogues, eux, ne sont régis que par la loi de la jungle. N'importe qui peut y dire n'importe quoi et se prononcer n'importe comment. Les seules lois qui existent (et encore quand on trouve le coupable) sont les lois contre la fraude financière par Internet, ou encore la pédophilie ou quelque chose du genre. On pourrait sans doute y arrêter quelqu'un qui pronerait la violence, le terrorisme ou quelque chose du genre,mais encore fauat-il le trouver.
Bref, trop souvent, on constate qu'au nom du JOURNALISME CITOYEN, n'importe quel citoyen s'improvise journaliste du jour au lendemain, sans avoir la moindre idée de la vraie nature dujournalisme, non seulement des droits de la presse, mais surtout des obligations de RIGUEUR, D'EXACTITUDE. Comment peut-on dans le flot qui déferle sur la toile départager le bon grain de l'ivraie, les vrais journalistes (ou experts) des fumistes?
La VRAIE INFORMATION ce n'es tpas du potinage, de la rumeur et de oa proopagande.
Qu'on s'intéresse aux nouveaux gadgets.oui. Qu'on cherche de nouveaux moyens de rentabiliser les médias ui. Que les journalsites s'ouvrent davantage aux gens ordinaires, descendent de leur tour d'ivoire, laissent les gens ordinaires s'exprimer, oui.
Mais qu'on trouve un moyen d'imposer aux "journalsites citoyens" et aux blogues de tout genre les mëmes normes d'éthique que l'on impose (avec plus ou moins de succès j'en conviens,mais au moins on essaie) au journalisme traditionnel.
Pour cela, il faut qu'on accepte de discuter d'ÉTHIQUE. Ca manque sur ce blogue, comme sur la plupart des autres d'ailleurs. ET c'est dommage.
Pierre Vennat
Ancien secrétaire général de l'Union canadienne des journalsites de langue française
Ancien vice-président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec
Ancien représentant des journalistes au Conseil de presse du Québec
Journaliste professionnel (et historien) depuis mai 1959... Un demi-siècle bientôt.
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