Philippe Couve avait raison: Après m'avoir dit que rien ne servait de râler (je ne croyais pas le faire mais bon, on n'est jamais bon juge de soi-même), il ajoutait "grâce à vous, les questions d'étuiques sont désormais évoquées sur Média Chroniques. C'est pas plus compliqué".
Ouf... Je ne croyais pas avoir tant de réactions. Je quitte la maison pour douze heures et j'ai plein de courriels en entrant. Comme j'avais été invité à me joinidre à ce blogue par Jeff Mignon, avec qui j'ai des échanges depuis un bon dix ans, je croyais qu'il y aurait davantage de journalistes sur ce blogue et surtout moins de méfiance envers ceux qui, comme moi, ont consacré cinquante ans de leur vie au journalisme professinnel (rassurez-vous, à 70 ans bientôt, je me sens encore bien jeune et bon pour un autre 70 ans...)
N'empêche, il y a, c'est évident, à lire la plupart d'entre vous, une méfiance certaine (j'aurais voulu dire exagérée,mais bon, à mon âge on aime le calme) envers les journalistes. Ils seraient "gras dur", corporatistes, regarderaient les blogueurs-citoyens de haut, etc. Jaloux de leurs privilèges (quels privilèges? Jai fiat 50 ans de journalisme, me suis rendu (avec les Forces armées) jusque dans la jungle de Birmanie, ai eu un cocktail molotov chez moi de gens du crime organisé, ai eu ma maison vandalisé deux fois par des gens qui n'aimaient pas mes éditoriaux, ma femme et moi avons été littéralement été kidnapés durant de longues heures par des fiers-a-bras et vous parlez de privilèges? Bien dites-donc...
Mais bon, ne polémiquons pas. On m'accusera moi (on l'a fiat d'ailleurs sur ce blogue) de regarder de haut les blogueurs amateurs,parce que j'ai écrit que trop souvent, n'importe qui écrit n'improte quoi n'importe coment. On m'enjoignait même de donenr des exemples (venez lire le blogue de Cyperprsse et mon confrère Patrick Lagacé qui m'a remplacé. Lisez les commentaires de ceux qui lui répondent...Ca s'injurie, ca jure par écrit, ca se tutoie sans se connaître, etc.)
Mais si ca vous rassure, je suis dse ceux qui prétendent que vu la concurrence effrénée que se livrent les médias traditinnels pour survivre (télévison et presse écrite), en tout cas chez nous, c'en est rendu que même les journaux et journalistes traditonnels publient eux aussi n'importe quoi (en tout cas ne prennent pas le temps de vérifier ce qu'ils affirment). Notamment sur les réseaux (très populaires en Amérique) de nouvelles continues. On publie comme certain une rumeur (une mort par exemple) à 10 heures, on ressuscite le maccabée à 11 heures...
Donc je ne vois pas que la paille dans l'oeil du voisin, jevois la poutre dans lemien. Raison de plus pour imposer des normes d'éthique (à moi compris...)
Cela dit....
Mon ami Jeff écrit qu'il prépare un "post" (je suppos eque ca veut dire un blogue ou un message. Encore du jargon... Mais pourquoi diable les blogueurs tiennent-ils absolument à avoir du jargon. On ne peut pas bloguer et employer des mots et des phrases en bon français. Moi qui vit en Amérique anglophone et tente d'avoir un français correct, moi qui me fait toujours rire de moi dans les cafés parisiens (et ailleurs) à cause de "mon drôle d'accent", je suis décu que vous ne fassiez pas tous collectivement (je parle des Francais qui écrivent sur ce blogue) davantage d'efforts pour respecter la langue de Molère. (Si ca continue, nn va me traiter non de vieuix routier mais de vieuix grincheux (moi qui rigole tout le temps) et me clouer au pilori.
Bon. Donc Jeff prépare un "post" (soyons moderne. Il y a le Washington Post, le New York Post. Pourquoi pas le Jeff post?).
Et il affirme sans sourciller: Je prépare un post sur la valeur de l'information. CETTE NOTION DE VALEUR EST PRIMORDIALE ET POUR LE COUPO, JAMAIS ABORDÉE. ET SURTOUT PAS PAR LES JOURNALSITES....
Tiens tiens.
Tout d'abord mon chef Jeff, je vois sur la biographie que vous donnez, que vous êtes mariés (non, je n'entre pas dans votre vie privée, c'est vous qui l'avez écrit). Marié moi-mëme depuis 46 ans à la même femme, s'il y a une chose que j'ai appris c'est de ne pas employer les mots JAMAIS ou TOUJOURS...
Parle-t-on d ela même valeur?
Ca fait des mois (des années...) que les journalistes du Québec affirment que l'information (le contenu) qu'iols apportent aux médias a "de la valeur". Et qu'avec la converegence d eplus ej plus grande, un texte payé un montant minimal est mainteant vendu, reproduit dans plusieurs médias, souvent plus tard, sans que le journaliste ne recoive un sou en dreoit d'auteur (ce débat est crucial surtout pour les pigistes, moi j'étais bien payé...) par les médais qui, eux, font de l'argent.
Un exemple?
Je suis depuis des anées, mais surtout depuis ma retraite, historien (surtout militaire) à plein temps.
Or même quand j'étais chroniqueur au journal, on me faisait raconter à la télé, le 6 juin, et l'anniversaire du raid sanglant de Dieppe (le 19 aout 1942, 4 000 soldats Canadiens, tous volontaires, furent massacrés dans un raid sanglant et comple`tement inutile de commandos sur le sol de France, commandé par Churchill pour créer l'illusion aux Allemands d,un second front et faire qu'ils désengorgent le front russe0.
Ces pauvres Candiens n'avaient aucune chance, c'était un débarquement deux ans trop tot et eussent-ils triomphé, ils n'auraient pas pu poursuivre à l'intérieur des terres. D'ailleurs en 1942, même beaucoup de Francais croyaient encore à Pétain malgré ce que les gaullistes peuvent prétendre aujourd'hui.
Bon, j'ai racojnté ce^LA À LA télé. Dans des documentaires. Puis le 6 juin 1994, pour le cinquantième anniversaire du Jour J, j'ai parlé de longues minutes du rôle des Canadiens ce jour-là (la plupart des Francais ne voient qu'un débarquement amériain, ds fois britannique, ce qui est vrai évidemment en nombre mais les Canadiens ont joué un role important eux aussi).
Bon, j'ai fait un reportage télévisé en 1992 pour le cinquantième anniversaire de Dieppe et un autre le 6 juin 1994 pour le 50e anniversaire du jour j. Et bien chaque année, on en repasse des extraits. Et même in=-extensio en 2002 et 2004 (pour le 60e). Avec évidemment des commanditaires au Canal Historia par exemple (une chaine de télé payhante et spécialisée dans les reportages télévisés) ainsi qu'à Radio-Canada.
Donc ce contenu a une valeur (valeur d'information) puisqu'onvend de l'anonce et qu'on a un auditoire.
Je ne recois pas un sou de droits d'auteur (je ne suis pas un cas uniquie. C'est pareil avec les pigistes). Le gars vend un texte pour x dollars à un journal. Si le reportage est bon, il est repris sur Inernet et le site du journal, on en parle à la télé propritéé du journal, on fait des follows dans les magasinez propriété de l'empire journalismtiquie. Le gars, il n'est pas payé...
Ca fiat des anées que les journalistes québécois se battent pour cela 9les droits d'auteur) en affirmatn que l'information a de la valeur pour eux comme pour les médias.
Alors quand je lis que L,on en parlera pour la première fois, je me dis, pour moi, Jeff va m'arriver avec une autre définiton de la "valeur" de l'information. (Comme quoi les mots ont plusieurs sens..)
J'ai hâte delire cela. Et effectivement, il se pourrait bien que de la fa^con (surement intéressante et valable) dont Jeff traitera cela, cela sera probablement une première.
Mais cela ne sera pas la première fois que les journalistes traitent de la "valeur de l'information". Ou alors faudra faire un long débat sur ce qu'on entend par le mot "valeur" et sur lemot "information".
On n'est pas sorti du bois (de l'auberge disent sdans doute les Francais...)
Sans rancune à tous, hein. J'espère que mesd idées, qui ne sont pas celles de tous, ne choquent personne. Je ne cherche pas la bagarre, je discute...
Pierre Vennat
vieux routier du journalisme, nullement malcommode malgré les apparences.
Balises :
Partager
Vous devez être membre du réseau « mediachroniques » avant de pouvoir ajouter des commentaires!
Joignez-vous à ce réseau social