mediachroniques

Philippe Couve

Le récit journalistique multimédia: une expérience au CFJ

Etudes & thunes est le projet de fin d'année des étudiants de la spécialisation multimédia du Centre de formation des journalistes à Paris.

Retenez leurs noms:Caroline Besse, Lucas Bretonnier, Ghislan Chantepie, Marilyne Chaumont, Julien Dupont, Mathieu Grégoire, Anne-Constance Molle-Proudhon, Marion Mourgue, Alexandre Roos, Antonin Sabot, Henri Seckel et Clément Sirdey.

Ce projet, centré sur la question de l'argent dans l'univers étudiant, vise à explorer les techniques de récit multimédia (multimedia storytelling) qui permettent d’articuler le récit journalistique en combinant différents médias (texte, photo, audio, vidéo).
Etudes & thunes est un objet journalistique pas encore identifié qui explore les pistes du récit non linéaire et multimédia.

Dans une période où l'on reproche aux médias leur conformisme et leur manque d'imagination, Etudes et thunes est un projet délibérement expérimental. Il porte les traces de l'enthousiasme, des questionnements et des tatonnements qui ont marqué sa conception.

Etudes et thunes
a pour ambition d'ouvrir des pistes, de suggérer qu'on peut informer autrement en tentant d'exploiter la richesse de l'écriture multimédia.

Etudes & thunes doit énormément à une équipe de doux dingues qui n'a pas compté son temps et a accepté d'embarquer dans cette aventure.

  • Alexandre Brachet, patron d'Upian (web-producteur depuis 1998) et à son équipe (Karim, David, Mathieu, Adrian, Greg, Jérôme, Thomas, Denis et les autres)
    Déjà producteur de deux web-documentaires (La cité des mortes [2005]; Thanatorama [2007]), Alexandre Brachet est convaincu que de nouvelles formes de récit multimédia sont à inventer.
  • Jean-Christophe Rampal, rédacteur en chef du magazine Ulysse et l'un des co-auteurs du web-documentaire La cité des mortes [2005].

Quand vous lirez ces lignes, les étudiants auront terminé leur formation. Vous pouvez quand même faire part de vos remarques (aux étudiants et aux formateurs) en adressant un message à etudes.thunes@gmail.com

Pour ce qui me concerne, ce projet met un terme à deux ans d'investissement personnel pour créer, mettre en place et coordonner la formation et la spécialisation multimédia du CFJ. Une nouvelle direction est arrivée. On veut désormais une formation multimédia avec de "vrais journalistes" (sic).

Je profite de l'occasion pour remercier la bande de passionnés qui a accepté de me suivre dans cette aventure au fil de ces deux ans. "Vrais journalistes" ou pas, ça fait un moment qu'ils ont empoigné le web. Ils tentent de tracer les contours de ce que seront les médias demain. Et ils ont envie de partager leur savoir et leur expérience.

Merci donc à Sébastien Bailly, Joël Ronez, Francis Pisani, Julien Jacob, Emmanuel Parody, Jean-Christophe Rampal, Alexandre Brachet, Eric Chaverou, Thomas Baumgartner, Xavier de Mazenod, Olivier Bras, Franck Dumesnil, Julien Martin, Pierre-Etienne Pommier, Stéphane Pair, Nicolas Kayser-Bril, Derek Thomson, Stéphane Bordage, Arnaud Blandin, Guillemette Faure, Pierre Guillou, Olivier Bourrassé, Laurence Dupaquier.

Merci surtout à Fabrice Jouhaud, Michel Leroy et Laurent Passicousset d'avoir cru que journalisme pouvait se renouveler au sein d'une école.

Il y a deux ans, la page était blanche. Dans l'intervalle, elle s'est enrichie de multiples teintes. Merci à ceux qui ont contribué à la réflexion.


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Eric Chaverou Commentaire par Eric Chaverou le 25 Juillet 2008 à 23 00
Bonjour à tous,

Une précision d'abord : les hasards du net m'ont fait rencontrer et travailler avec P. Couve et A. Brachet dans différentes circonstances. Leurs approches et explorations du multimédia m'attiraient particulièrement et je n'ai absolument pas été déçu ;-)
Outre mon avis détaillé sur Etudes & Thunes, que je prendrais trop de temps à exposer ici, sa seule existence m'enchante. Si internet a déjà un âge raisonnable (de raison ?), le récit multimédia ou webdocumentaire est lui encore balbutiant. Et il a tout à gagner d'expérience de ce genre.

Une première grande étape a été franchie avec la généralisation du haut débit, et nous sommes heureusement en France très bien servi. Les internautes, toujours plus nombreux, commencent maintenant à s'approprier la toile. Et si la majorité (actuelle) est jeune et préfère du fastnews, rien ne dit que la tendance ne s'inversera pas. Au contraire.
Franceculture.com est ainsi encore et depuis des années le site le plus consulté de Radio France proportionnellement aux audiences radio. Son secret : le contenu. Autres exemples : les sites thématiques de l'INA.

Testant des reportages puis des dossiers multimédia à Radio France pendant depuis près de dix ans, on nous a très souvent reproché d'en faire trop : trop long, trop de matière... Mais quand bien même la règle serait le vite fait bien fait, pourquoi ne pas établir des exceptions longuement et mieux faites ? Et face à l’évolution récente de la presse, écrite comme audiovisuelle, le public ne va-t-il pas aussi de plus en plus chercher des compléments costauds aux échos télégraphiques des gratuits ou des chaînes d’info ? Sans parler de l’enquête ou d’un certain ton qui nécessitent de la place pour exister.

De nouvelles tendances vont je pense vite apparaître et pourrait alors enfin se régler la question clé du modèle économique. Le chiffre d’affaires de la pub en ligne vient de dépasser celui de la pub radio. Si des bascules se font vers l’info, et comme le suggère Alexandre de façon sensé vers les récits multimédia, nous franchirons un cap déterminant.

Sur les bases de l’Atelier des Médias, de Thanatorama ou des webreportages de Géo, les perspectives sont aussi fabuleuses qu’inédites. A condition d’estimer au mieux les timings et les impératifs techniques et économiques de ces impressionnants défis journalistiques. Poursuivons ce qui est encore un combat mais sans se transformer en ayatollahs. Et vivement aujourd’hui et demain, car tant reste à tester !
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 26 Juin 2008 à 2 26
@Philippe Vous avez raison ce projet est novateur. Il y a une proposition intéressante.

Cependant il me semble qu'il faut aussi apprendre aux futurs journalistes a prendre le contrôle de la technique, se faire l'avocat des internautes et imposer plus d'interactivité. Finalement c'est donner aux journalistes un rôle plus important.

A défaut de iPhone j'ai essayé sur un mini écran est là je ne pouvais pas y arriver ;)
Philippe Couve Commentaire par Philippe Couve le 23 Juin 2008 à 5 25
@Jean-Baptiste,

Ce projet prend place dans le cadre d'une formation. Dans cette formation, les différents aspects du journalisme multimédia sont abordés. Pas tous simultanément, pour des raisons d'efficacité pédagogique (et de temps disponible).

Pour vous rassurer, les étudiants se sont confrontés à l'actualité hyperlocale et à la relation avec leur audience dans le cadre d'un autre projet.

Pour en revenir à ce projet, il a fait l'objet d'une mobilisation à temps plein de trois semaines de la part des étudiants, ce qui est beaucoup et peu à la fois. mais ce qui est en tout cas insuffisant pour espérer traiter toutes les dimensions que vous évoquez.

Par ailleurs, l'enjeu était clairement d'envisager d'autres formes pour le récit de reportage et d'autres interfaces. De mon point de vue, ce cahier des charges a été respecté.

Il est, à mon sens, évident qu'il va falloir penser à de nouvelles interfaces au fur et à mesure de l'évolution des écrans. Pensez à l'écran tactile d'un iPhone... et jetez à nouveau un coup d'oeil sur Etudes & thunes. Qu'en dites-vous?
brachet Commentaire par brachet le 23 Juin 2008 à 5 13
Hello Jean Baptiste,

La notion d'interactivité n'est de mon point de vue pas forcement synonyme de participation au site. Pour Thanatorama par exemple ce qui a souvent été cité c'est justement la délicatesse de l'interactivité, presque comme un livre...

Il y a évidemment plein de choses à reprocher à ce site mais aussi plein de jolies choses à pointer.

Débat à suivre et poursuivre encore et encore, peut-etre de vive voix à Paris ou ailleurs...

Alexandre depuis Berlin.
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 20 Juin 2008 à 6 01
@ Philippe ou tous les étudiants qui passeraient par là:

Pouvez vous donner plus de détail concernant votre implication dans l'ergonomie du site ? Comment se sont déroulé les phases de conception, de réalisation et de recette du site ?

Pouvez-vous nous faire part d'annecdoctes de cette phase de conception ?

Les étudiants "n'ont pas mis leurs doigts dans le flash. En revanche ils ont ptis part à toute la partie élaboration avec les designers et flashers de chez Upian. Je pense que cette partie là est la plus intéressante et que les ferments de renouvellement de l'écriture journalistique peuvent se trouver dans la collaboration avec d'autres corps de métiers ayant d'autres références, une autre culture. Donc le design du site a été élaboré dans le dialogue entre les étudiants-journalistes et l'équipe d'Upian qui a ensuite réalisé le site."

C'est moins qui grassifie la citation de Philippe :)

En effet, j'ai tendance à penser qu'un travail plus étroit avec les utilisateurs ou à défaut ceux qui ont en tête les personna du site permet de concevoir une plus grande interactivité.

Cependant, je suis prêt à entendre le contraire ou simplement des exemples concrêts de cette collaboration.
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 20 Juin 2008 à 5 27
@Alexandre d'Upian
"des sujets qui devront être construits pour, et avec, les internautes-téléspectateurs."

Je trouve que sur ce projet il n'y a pas vraiment de co-production avec les internautes :
- pas de co-production avec des blogs ou des chats d'étudiants.
- Pas de retour possible sur le site
- Pas même de référencé tel ou tel parti du site une seul URL (mauvais aussi pour le référencement).

J'ai émis des critiques sur l'ergonomie. Elle ne ne donne pas assez la main à l'utilisateur. C'est peut-être un peu du pinaillage, mais il me semble qu'il y a une ouverture à montrer dans le détail.

Je suis tout à fait prêt à entendre le contraire de la part d'Alexandre. Upian a une grande pratique des sites riches.

J'ai peut-être forcé le trait en disant que 'les flasheurs se sont fait plaisir' mais je pense vraiment qu'il y a un manque de liberté dans l'interaction.
brachet Commentaire par brachet le 19 Juin 2008 à 5 15
Bonjour à toutes et tous,

Voici mon avis sur les 2 questions qui font débat :

1. Cette forme graphique et narrative est peu vue par les internautes
2. La question du budget

Mais avant je voudrais à nouveau souligner le caractère expérimental de ce projet.

Et le mettre en perspective avec un point de vue que je défends depuis longtemps. Je reste persuadé que le haut débit nous amènera sans doute demain à aborder, dans le cadre de nouvelles offres de programmes de télévision interactive, des sujets qui devront être construit pour, et avec, les internautes-téléspectateurs. Il est donc essentiel que des producteurs « spécialisés » commencent à définir de telles offres de programme. ».

Egalement, d'un point de vue général je trouve quand meme hallucinant que l'on puisse partout écrire qu'Internet devient le premier média chez les jeunes et que dans le même temps rien (ou très peu) ne soit fait pour encourager la production de contenus culturels à destination des jeunes.

Enfin, je pense que ce programme s'apparente peut-etre plus à un documentaire qu'à de la presse. Cette porosité me passionne d'ailleurs. J'aime l'idée que multimedia signifie aussi et surtout : "faire rencontrer les métiers de l'industrie des médias".

Maintenant sur la question de l'audience et plus généralement de la monétisation.

D'abord le cout de etudes-et-thunes.com ? Environ 25 000 euros (contenu + graphisme + developpement). C'est cher. Et pas facile à monétiser, nous sommes d'accord...

Il est clair qu'aujourd'hui, ce n'est pas ce type de programme qui attire le plus d'audience. Est-ce une raison pour abandonner ? Je ne le crois pas !! Bien au contraire. Il est également clair que la publicité n'est pas le modèle à suivre pour ce genre de production et que c'est mon métier de producteur que de reussir à financer ces productions. Nous avons la chance en France d'avoir le CNC qui soutient l'industrie du documentaire. Nous avons la chance d'avoir des chaines comme ARTE et France 5 qui financent beaucoup de documentaires. C'est la première piste de financement.

La deuxième se trouve à mon avis du coté de l'internationalisation. Si l'on est d'accord avec le fait que la publicité classique (bandeaux) n'est pas du tout adaptée au Webdocumentaire, on peut en revanche penser qu'une marque mondiale aurait interet à accoler son image à un programme de qualité vu au meme moment par des millions d'internautes dans le monde.

Ce métier de producteur de webdocumentaire est passionnant. Aussi et surtout parce qu'il demande de l'inventivité dans les solutions de fianancement. A suivre. Et pardon pour le style un peu décousu de cette réponse mais je suis actuellement à l'étranger et un peu pris par le temps.

Encore merci en tout cas pour ce passionnant débat et pour vos encouragements.

Alexandre - alexandre at upian.com
Jeff Mignon Commentaire par Jeff Mignon le 18 Juin 2008 à 19 56
@ Pierre
Pas eu le temps encore de faire un post sur cette valeur de l'info. Mais je vous donne un aperçu. Il y a, selon Robert Picard, cinq acteurs qui sont impliqués dans les médias : les journalistes, les consommateurs, les annonceurs, les investisseurs et la société/citoyens. Ces cinq acteurs voient dans l'info des valeurs communes et des valeurs différentes. Mais Picard défend, avec raison je pense, que l'info n'a pas de valeur en soi, sauf peut-être aux yeux des journalistes. Pour tous les autres, l'info a d'abord une valeur fonctionnelle (comprendre, gagner de l'argent, joindre des consommateurs potentiels...) et une valeur émotionnelle.
En gros, chacun d'entre-nous "pèse" inconsciemment "l'info", lui attribue une valeur ou pas. Et cette problématique de la valeur (ou des valeurs) est une question essentielle si l'on veut essayer de trouver des nouveaux modèles de revenus. Le consommateur, l'investisseur, l'annonceur cherchent tous de la valeur... C'est la condition pour qu'ils sortent leur porte-monnaie.
Philippe Couve Commentaire par Philippe Couve le 18 Juin 2008 à 11 22
En faisant un peu de mauvais esprit, il n'existerait donc qu'un seul modèle possible dont les contours sont actuellement connus et délimités sans autre possibilité.

N'est-ce pas de cela finalement (une forme de pensée unique et de manque d'imagination) que nous crevons lentement?
pierre vennat Commentaire par pierre vennat le 18 Juin 2008 à 9 43
Je suis assez intelligent pour savoir que tout media (comme toute chose) doit se rentabiliser.

Mais je ne calcule pas la "valeur" de l'information (sur un seul media ou multimedia) en termes de retombées économiques.

Moi je vois cela en termes de "rejoindre le plus de gens". Et je vois l'information comme un moyen de faire savoir aux gens le plus de choses possible (ou leur expliquer le mieux possible des choses qu'ils savent peut-être mais ont de la difficulté à en comprendre le sens) de façon à ce qu'ils prennent ensuite des décisions éclairées.

J'essaie (est-ce que je réussis, c'est une autre paire de manche. On n'est jamais bon juge de soi-même) de faire fi de mes préjugés et de ne pas faire de propagande. Bref je vois et ai toujours vu le journalisme comme un moyen de "formation" plutôt que de simple "information". (D'ailleurs si je n'étais pas devenu, en mai 1959, journaliste professionnel, je serais devenu professeur (universitaire) pas de journalisme mais de sociologie, de sciences po ou d'histoire. D,ailleurs actuellement, à bientôt 70 ans et semi-retraité, je donne encore des séminaires d'histoire à temps partiel dans des institutions prestigieuses. (C'est pas moi qui dit "prestigieuses", ce sont leurs prospectus...)

Donc pour moi, le multimedia, c'est le blogue, la télé, la radio, la presse écrite. J'essaie d'en être le plus souvent possible (évidemment depuis ma retraite ou semi-retraite, j'y suis moins souvent...).

Je n'entrevois pas le multimedia comme un moyen pour les propriétaires (souvent les memes) d'accroître leurs recettes ou les publicitaires leur marché (je ne dis pas que c,es tpas nécessaire,je n'ai rien contre les calculs de Jeff mais moi c,est autre chose).

J'y vois, mon cher Mettouf et les autres un moyen de rejoindre plus de gens.

Je n'accorde pas à une catégorie plus d,importrance que les autres. Donc "ce que veulent les blogueurs" n'es tpas pour moi plus important (ni moins) que les autres.

Je crois que chaque media a sa clientèle et les medias doivent rejoindre tous ces gens, non pas en tant que "clientèle" (bien surles départements de publicité et les grands patrons le peuvent et c,est très bien ainsi). Moi en tant que journaliste ce qui m'intéresse c'est de les rejoindre pour qu'ils s'informent le plus possible.

Parce que, (on semble l'oublier ici), tout le monde n'a pas un ordinateur ou consulte l'Internet (encore moins blogue). En tout cas chez nous.

Tout le monde ne lit pas un journal (on le répète, le tirage de plusieuirs baisse à travers le monde).

Tout le monde n'écoute pas la radio qui d'ailleurs es tde plus en plus musicale et demons en moins commentaires ou informations (par contre, en tout cas chez nous, les "lignes ouvertes" où l'animateur discute avec les auditeurs sont de plus en plus nombreuses. C'est en quelque sorte le "blogue parlé".

Enfin, les téléjournaux sont de plus en plus rares, mais beaucoup regardent (surtout quand il s epasse quelque chose de spécial) ici en tousles cas les réseaux de nouvelles continues (je ne sais s,il y en a beaucoup en Europe. Ici au Québec, juste en français,on en a deux, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En plus bien sur de CNN américain et des autres réseau9x canadiens-anglais (Newswatch ou américains (Fox News) continus.

Bref, pour moi, multimedia,ca signifie utiliser tous les moyens (le I-phoine, le vidéo, la photo, etc. etc.) Et avec des moyens différents.

Là où je suis d'accord c,est pas d'utiliser le même message (enfin pas les mêmes mots...) à chaque endroit.

On n'écrit pas sur un blogue comme on écrit un article de journal, (Mëme si, on me l'a répété, ai tendance à ¨^etre trop long surles blogues. Parait que les blogueurs (ceux dont parle Mettoout sns doute) aiment pas cela quand c'est long. Ont la gachette rapide, eux.

Mais bon, dnas mes articles (ou chroniques, j'en ai signé plus de 11 000 dans La Presse et des centaines ailleurs) je suis plus sérieuix. Me t0urne la langue sept fois avant d eparler, ce qui n'est pas le cas sur le blogue où j'écris à mesure ce qui me passe par la tête (après tout de m;eme avoir réfléchi unpeu avant d'écrire..._)

à la radio je suis différent de la télé où j'essaie d'ëtre vivant et de gesticuler (inutile de gesticuler à la radio). Je ne fais pas de vidéo (enfin moi-même) et avec ma mauvaise ouie (je porte deux prothèses auditives) j'ai de la difficulté avec le téléphone sans fil (avec le conventionnel ca va).

bref, moi, je suis pour le mutlimedia (selon ma définition) parce que je crois à "tous les moyens" pour rejoindre les gens et les informer. et je déplore que certains veulent privilégier un au dépens des autres, comme si un seul suffisait. Comme s'il n'y avait qu'une seule vérité (les gens qui sont religieux ou militants politiquies ont tendance eux aussi à ne voir que "leur" religion ou "leur doctrine".

Et je ne souhaite la disparition d'aucun. Je constate qu'il y a encore des gens qui lisent des livres, encore des gens qui préfèrent lire leur journal (écrit) le matin en prenant tranquilement leur tasse de café, encore des gens qui une fois une dure journée aiment "s'écraser" (si possible en agréable compagnie) devant le téléviseur, encore utiliser les courriels non pour bloguer mais pour échagner avec des amis, utilimsent le téléphone conventionnel et avec film, prennent des vidéos pour leur plaisir ou pour jouer au cameraman de télé amateur, etc. Et c'est très bien ainsi.

Le cinéma n'a pas fait disparaître le théâtre, la télé le cinéma.

Vive le multimedia. Et si possible mon cher Jeff (je parle pour les usagers, pas pour les entreprreneurs bien sur) sans pause publicitaire. On a au Québec un réseau qui s'appelle Super-Écran. C'est bien sur plus cher. Mais on paie et on a 4 réseaux de télé, 24 heure spar jour et sans pub. Et apparememnt c'est rentable, parce qu'il y a un nombre suffisant de gens que la pub écoeure.

Mais bieni sur, cela ne se dit pas sur ce blogue où il semble y avoir plus d'entrepneurs que autre chose. Suis pas contere l'entrepreneurship (toute ma famille est là0dedans0.

Mais moi suis le mouton noir. L'intellectuel rêveur. Ca en prend...

Bonjour à tous

Pierre Vennat

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