mediachroniques

Benoît Raphaël

Quand les journalistes apprennent aux blogueurs à devenir des médias


Tandis qu'en France, crise oblige, les journalistes continuent de regarder d'un oeil méfiant les blogueurs, ces "médias amateurs", aux Etats-Unis, la société des journalistes professionnels (society of professional journalists) organise des sessions à 25$ la journée pour former les blogueurs aux bases... de leur métier!

L'objectif est avant tout de les aider à se protéger légalement: s'ils ne sont pas professionnels, ils n'en sont pas moins des "publishers", des médias. Ces trois dernières années, plus de 100 jugements ont été rendus contre des blogueurs pour un total de 17 millions de dollars, rapporte Robert Cox, president de la "Media Bloggers Association". 60% pour diffamation, 25% pour des infractions aux droits d'auteur, et 10% pour des atteintes à la vie privée.

L'autre objectif est également de les sensibiliser sur leurs droits, sur la liberté d'informer, mais aussi de leur apprendre les techniques de base du métier de journaliste.

Cinq sessions au programme donc:

  1. L'éthique journalistique
  2. La loi
  3. Où trouver les bonnes infos, les bonnes sources
  4. Les techniques de base du reportage
  5. Tour d'horizon des technologies à utiliser
Autrement dit, tous les outils pour faire de ces blogueurs amateurs et potentiellement concurrents des médias dignes de confiance.

Voici le crédo de la société des journalistes professionnels (SPJ):

"Plus il y aura de couverture de l'information, mieux le monde se portera. Avec l'Académie du journalisme citoyen, la SPJ veut aider à toute personne voulant pratiquer le métier, de le faire efficacement, et de façon responsable. La SPJ entend aider les participants à comprendre comment les pratiques responsables les aideront à atteindre leurs objectifs et les aideront à gagner une solide réputation journalistique au sein de leurs communauté et dans le monde."
D'aucuns diront que ces journalistes se tirent une balle dans le pied. D'autres répondront qu'ils refusent au contraire de se mettre des oeillères et essaient d'apporter une pierre au nouvel édifice de l'information.

A l'heure où les grandes rédactions commencent à licencier leurs journalistes après avoir taillé autant qu'elles le pouvaient (syndicalement) dans les effectifs techniques, où 40% des grands journaux américains perdent aujourd'hui de l'argent ..., et où l'on commence à se dire que cette masse grossissante de journalistes sur le bord de la route ne pourra jamais être absorbée par Internet, l'initiative de la SPJ est particulièrement intéressante... et symptomatique du changement profond, très profond, qui est en train de s'opérer dans la profession.

A lire (et voir) également, la session de formation en ligne pour les "journalistes citoyens" s..., ainsi que la vidéo d'introduction de Jeff Jarvis, professeur de journalisme et blogueur. Il explique en substance que les blogueurs doivent apprendre à rester "safe" (à se sécuriser) et qu'ils doivent surtout continuer de publier toujours plus...

Enfin, un exemple intéressant de journalisme citoyen local est à découvrir sur ce site d'infos à but non lucratif: sur ChiTown Daily News, 77 bénévoles relaient l'info hyperlocale à Chicago. Le fondateur fait participer ses journalistes citoyens aux sessions de formation de la SPJ...

Quel rôle reste-t-il donc aux journalistes ?
On peut déjà se dire que:

  • Il y aura sans doute plus d'infos, mais moins de journalistes qu'avant
  • L'apport et la distribution d'informations sera de plus en plus partagée entre les citoyens et ce que nous appellons aujourd'hui "médias"
  • La notion même de média va encore évoluer profondément
  • Les journalistes, qui n'ont plus le monopole de l'info, n'auront peut-être plus le monopole du tri et de la vérification.
  • Ils perdront aussi le monopole de ce nouveau rôle qu'on veut leur faire jouer: animer des communautés, faire circuler les infos de la communauté. La communauté s'en charge parfois toute seule. Des outils comme Friendfeed vont dans ce sens.
Et s'il fallait raisonner autrement? Ne pas se demander s'il reste encore un métier de journaliste, mais considérer dans sa globalité ce nouvel environnement d'informations. Et s'interroger sur la meilleure manière de le faire fonctionner pour que la liberté d'informer en sorte renforcer. Une chose est sûre, semblent-dire Jeff Jarvis et la SPJ: plus ils y aura de citoyens pour couvrir l'information, mieux le monde se portera. Une fois que l'on a posé cela, quelles nouvelles règles, quel nouvel écosystème mettre en place pour que cette liberté ne se transforme pas en brouillard, source de toutes les manipulations ?

Que pensez-vous de tout ça?

(Post publié sur mon blog))

Repères : citoyen, crise, dans, formation, journalisme, les, médias

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9 Commentaires

pierre vennat Commentaire par pierre vennat le 16 Juin 2008 à 9 26
La Fédération professionnelle des journaliste sdu Québec tient des ateleir sun peu semblable et plusieurs médias traditionnels font de même. Vous pouvez lire aujourd'hui sur Cyberpresse (le site des sept quotidiens de GEsca au Québec, dont La Presse, le journal amiral) une autre intéressante chronique techno de mon confrère Tristan Péloquin. Ce sont des consdeils technos et aux blogeuurs. Tristan publie pour ainisi dire tous les jours là-dessus. Radio-canada (télé) a également une émission quotidienne ouo presque consacrée aux blogueurs.
Comme quoi les journalsites ne sont pas si méchjants, en tout cas chez nous. Et ne boudent pas le progrès.
Moi qui ai débuté dans le métier professionnellement en 1959, il y aura 50 ans dans quelques mois, ne suis-je pas ici. bon, j'en ai à apprendre, mais au moins j'essaie.
Et les j eunes journalistes de chez nous peuvent tous m'en montrer.
Vrai qu'il semble y avoir une certaine sclérose dans certains médias français, notammetn au Monde où l'on semble bouder un plan de relance et tous ceux qui s'y essaient. Dommage...
Mais c'est pas une raison pour s'en prendre aux journalistes professionnels comme trop de blogeuurs semblent vouloir faire.
Et encore moins pour snobber les blogueurs comme trop de journalistes veulent faire.
Ni de nier la nécessité pour journalsites et blogueurs d'avoir des normes d'éthique (à ne pas confondre avec censure) comme à peu près tous les métiers ou professions ont.
Je suis peut-être conservateur (et pourtant...) mais je n'ai jamais confondu liberté et licence. bien sur, autodiscipline ne signifie pas dictature. et des normes morales, acceptées de la plupart, sont préférables à toute coercition.
pierre vennat
Frédéric Cognard Commentaire par Frédéric Cognard le 16 Juin 2008 à 9 33
Si les blogueurs écrivent et travaillent comme des journalistes que reste t'il aux journalistes ? Quelle plus-value ? De plus la plupart des blogueurs écrivent gratuitement. Là il y a vraiment un hic. Combien de journalistes vont rester sur le carreau ?
Si je peux me procurer une baguette de qualité sans rien payer pourquoi irais-je chez mon boulanger ? Chacun aura du pain chez soi mais au final le boulanger pourra fermer la boutique.
pierre vennat Commentaire par pierre vennat le 16 Juin 2008 à 12 15
Que reste-t-il au journaliste? De faire du journalisme à plein temps. D'aller sur place en Israël-GAza, d'aller sur place en Chine (aux Olympiques par exemple...), d'aller sur place en Birmanie, d'accompagneir nos troupes (canadiennes) en Afghanistan, d'aller sur place (notre journaliste Michèle Ouimet, une francophone a gagné le grand prix de journalisme canadien (rare, c'est presque toujours des awnglos qui la gagnent0 pour les reportages qu'elle est allée faire sur place en Afghanistan, déguisée en musulmane et recouverte d'une burka pourne pas être découverte), etc. Je ne parle que des journalistes . Bref aller sur le terrain. Jaser avec les gens, sentir le pouls, etc. Personnellement quand je suis allé en Birmanie, j'avais mon ordinateur avec moi et ai pu envoyer des reportages. J'aurais pu également les mettre sur un blogue. Évidemment rieni n'aurait empeché vous d'y aller et écrire d'aussi bons blogues que moi (encore que j'ai eu la chance évidemment d'¸etre protégé par les militaires canadiens puisque j'accompagnais une mission militaire canadienne. Sinon ca aurait pu être fichjment dangereu9x. Bref, ce que le journalsite (le média) offre, c'ewst les moyens à ses journalistes d'aller sur le terrain. Selon moi peu d'individus le peuvent. c'est c eque ça vous apporte d eplus. Les blogueurs qui travaillent comme des journalistes ne le font, règle générale, qu'à temps partiel, quoique il ya de plus enp lus de blogueurs (en tout cas chez nous) qui réussissent (grâce à la publicité) à rentabiliser leur blogue et le faire à plein temps. L'équivalent des anciens news letters pour lecteurs spécialisés, surtout en politiqiue et en économie. Mais faut se faire toute une crédibilité et avoir de nombreux contacts si on veut avoir une clientèle.
j'epsère que c¸a répond monsieur Cognard, à vos interrogations.
pierre vennat
manuel Atréide Commentaire par manuel Atréide le 16 Juin 2008 à 12 34
@ toutes et tous ...

je ne dis pas que les blogueurs n'ont aucun besoin d'avoir une petite mise à niveau concernant le droit, mais pour le reste, je suis dubitatif.

- l'éthique : Cette notion ne me parait pas attachée à une profession. On peut avoir l'éthique d'un journaliste sans en être un. Et souvent, l'éthique est un bien grand mot pour dire qu'en fait, un papier doit être écrit de manière honnête. Que lors d'une interview, les questions doivent être ouvertes sans chercher à orienter la personne interrogée. Que lorsqu'on veut avoir une info sur un point précis, poser la question franchement n'est pas toujours synonyme de réponse fausse.

- trouver les bonnes infos : vous croyez honnêtement être les seuls à savoir où chercher ?

- les techniques de bases du reportage : ou comment faire d'un blogueur un journaliste. Cela me semble un des plus sûrs moyens de formater la "blogosphère" alors que ce que recherchent aussi les internautes, c'est d'autres tons, d'autres manière de faire et de dire ...

- les technologies à employer : sans vouloir être désagréable, j'ai quand même l'impression que dans ce cas précis, les blogueurs vont rapidement se trouver à la chaire avec les journalistes prenant des notes. Car quand même, les blogueurs sont généralement beaucoup plus "technos" que les journalistes professionnels, surtout quand on parle de web.

bref, tout ceci me semble d'abord et avant tout un moyen de faire du fric, tout en essayant de faire des blogueurs des journalistes, au rabais qui plus est. Car quand même, si je mets de coté les autodidactes, on passe seulement quelques jours au CFJ ?

Soyons un peu raisonnable. Cette idée me semble être une vraie fausse-bonne idée. Séduisante au premier coup d'oeil, mais quand on y regarde de plus près, bourrée d'incohérences et porteuses de bouleversements dont personne ne veut, en définitive, à part sans doute quelques magnats de l'édition, trop heureux de flinguer une profession souvent rétive (aux USA du moins) pour les remplacer par des petites mains travaillant pour par cher, genre 0 $ ...

Enfin bon, je dis ça, je dis rien !

Manuel Atréide
Frédéric Cognard Commentaire par Frédéric Cognard le 16 Juin 2008 à 12 49
Il s'agit ici de cas extrêmes mais effectivement il ne va rester aux journalistes que l'investigation et le terrain. Faut-il encore que les rédactions y mettent les moyens car ceux-ci ont tendances à diminuer. Il me semble plus sûr toutefois de conserver une approche différente dans le traitement de l'information. Car si les blogueurs agissent comme des journalistes localiers, un simple agrégateur type Netvibes et j'aurais une somme d'informations qu'il ne me restera plus qu'à hiérarchiser.
Eric Mettout Commentaire par Eric Mettout le 16 Juin 2008 à 13 35
De la même manière que je ne crois pas qu'on sorte journaliste de l'ESJ ou du CFJ (peut-être parce qu'ils n'ont pas voulu de moi il y a quelques années, les chiens !), je ne crois pas que des bloggeurs puissent devenir journalistes en deux 1/2 journée de cours (même si 25$...) Le journalisme, c'est un peu plus que des cours théoriques, une pratique (humainement encadrée, j'y reviens), des techniques (et pas seulement d'écriture), une expérience, une envie, quelques années, du pif, etc. Bref, dire que c'est une manière pour les journalistes de se tirer une balle dans le pied ou de vendre leurs secrets de fabrication à la concurrence, c'est s'amuser à se faire peur (ce que ne fait pas une seconde Raphaël, suis sûr de ça).
Le danger, si danger il y a, est ailleurs. Peut-être dans le commentaire de Manuel: oui, il y a une éthique professionnelle (pas toujours bien appliquée, autre débat), des techniques (de reportage, de recherche de l'info, de vérification), un rapport à l'actu, aux sources, qui est le fond artisanal du journalisme. Et qu'un bloggeur n'a pas plus naturellement que n'importe qui, et qu'il n'acquerra pas, à mon avis, s'il en reste à son blog, s'il ne se confronte pas au terrain, mais aussi à d'autres journalistes, à un circuit de la copie, des rédacs chefs, des correcteurs... Les journalistes, c'est pas des artistes, ils ont un boulot, qu'ils ont appris, notamment au contact des autres. Aujourd'hui, ils l'apprennent aussi en découvrant de nouvelles sources d'info, qu'est en particulier la blogobulga (qui, elle, a clairement des trucs à leur enseigner, à commencer par des technos et l'humilité). Que journalistes et bloggeurs se rapprochent, et même que la frontière entre les deux soient de plus en plus ténus, tant mieux. Certains journalistes sont devenus bloggeurs, des bloggeurs journalistes et le mouvement va s'accélérer. Mais que chacun, en continuant à grandir de son côté, garde sa vocation, ça me paraît pas si mal.
Je dis ça, naturellement, j'ai rien dit.

E.
Pierre Chappaz Commentaire par Pierre Chappaz le 16 Juin 2008 à 15 53
Bonjour Benoit j'ai commenté ce post sur ton blog C'est une discussion passionnante, je développe mon point de vue sur kelblog : http://www.kelblog.com/2008/06/les-journaliste.html
Frédéric Cognard Commentaire par Frédéric Cognard le 16 Juin 2008 à 15 57
En fait le vrai problème qui m'angoisse c'est l'aspect financier. Car pour les journalistes il s'agit bien d'en vivre. Pour cela il faut que la distinction entre bloggeurs et journalistes reste significative. Après que les uns tirent un enseignement des autres, je dirais tant mieux. Mais pour lire des articles de fond, des reportages de qualités il faut mettre la main au porte monnaie et c'est pas vraiment la tendance. La faute n'est alors pas forcément celle des bloggeurs mais des rédactions. Cela devrait les obliger à redéfinir leur ligne éditoriale et travailler plus sur le terrain plutôt que sur des dépêches de type AFP, AP, Reuters. La peur vient de là ! La qualité des papiers à chuter alors que les billets des bloggeurs n'ont cesser de s'améliorer.
pierre vennat Commentaire par pierre vennat le 16 Juin 2008 à 16 57
Oublions le moyen employé. Que cela soit le blogue, la télévision, la radio, la presse écrite (qu'elle soit quotidienne, hebdomadaire ou magazine).
Le journaliste (ou le média) qui veut une véritable influence , bref une clientèle à qui il offre de la substance, doit forcément sortir d echez lui. (Sauf s'il s'adresse à une clientèle spécialisée, par exemple le médecin qui rédigerait une chronique de vulgarisation médicale à tous les gens intéressés par des questions de santé, le chroniquieur automobile, ou le banquier qui explique les rouages de la bourse, etc.

Pour cela, il faut appartenir à une organisation.

Je n'aurais pas pu me rendre en Birmanie, en Malaisie, à Guam (philippines américaines), au Japon, à Hong Kong et Macao (avant la rétrocession) si je n'avais pas été membre d'une mission miltiaire canadienne. Je n'en aurais jamais eu les moyens financiers.

bien sur, j'ai été en Europe en touriste en payant (avec ma femme) mes dépenses. Que cela soit en Hongrie, en france, en Angleterre, en Italie,en Turquie, En Grèce , en espagne ou au portugal.
Mais je doute que j'aurais pu êre invité à un dîner d'État de Mitterand, interviewer en tête à tête Chirac (même des journalistes fran^cais me dit-on ne l'ont pas pu), Walter Mondale (alors vice-président des USA), approcher Castro, le président Carter (USA), l'ex-shah d'iran, de gaulle, la reine d'Angleterre, Mobutu (Zaïre) et Hailé Sélassié (l'ex-negus d'Éthiopie) si je n'avais pas été journaliste à un grand quotidien montréalais.

Bref, le fait d,¸etre à la fois historien militaire et chroniqueur parlementaire d'un grand journal m'a permis de faire plusieurs voyages (qui ont donné soit des chroniques écrites, soti des reportages télévisés ou radiofusés,soit des livres parce que je voyageais soit comme j ournaliste envoyé par mon journal, soit membre de mmissions militaires canadiennes, en tant que journaliste-historien.
Ce n'est pas moi qu'on invitait, c'était mon journal ou l'armée ou le gouvernement canadien.
Le blogueur chez lui a besoin de ressources solides s'il veut sortir de chez lui. Et ne pas traiter que de questions locales. Quoique, bien sur, le journalisme local, c'est pas à dédaigner.
Reste que Frédéric Cognard a raison. Ce qui est angoissant pour tout travailleur autonome, quelle que soit la profession, c'est l'aspect financier.
Vaut mieiux (en tout cas c'est mon expérieince,mais aussi celle de mon fils informaticien, ma fille avocate et analste financière, mon gendre ingénieur et lui aussi MBA, apparatenir à de vastes consortiums.
On y perd enliberté diront certains. Pas si sûr.
Mon gendre (ingénieur) a installé la téléphonie dans plusieurs pays d'Amérique latine pour le compte de Bell Canada (ou de BEll international). Ma fille a négocié plusieurs transactions financières à San Francisco, en Indonésie, à Hong Kong et en Amérique latine. Vous croyez qu'indépendants ils auraient pu voir tant de pays, vivre autant d'expérieinces humaines ?
On parle souvent dans le journalisme (pur les blogueurs je ne sais pas) de "journalistes indépendants" en parlant des pigistes.
"Indépendants" de quoi? Ils doivent payer un loyer, (ou installer leur bureau chez eux), avoir de l'équipement performant, payer leurs voyages tout seuls, avoir un comptable, des fois un avocat, etc. Et leur épicerie. Et pas de "compte de dépenses".
Bref, entre l'idéal (être libre) et la réalité, le vrai problème (et qui devrait vous angoisser comme l'écrit Frédéric) c'est l'aspect financier.
Et pas juste pour un journaliste (ou unblogueur) mais pur tout travailleur autonome ou artisan (fût-il ébéniste) qui veut vivre de son métier.
Sans compter la caisse de retraite.
De ce côté. là, les journalistes québécois sy ndiqués (ceux des grande sboites bieni sur), sont privilégiés.
Pierre Vennat

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