Un voile d’angoisse s’abat lentement sur le journalisme. Alors qu’ils ressemblaient à Clark Kent et à Tintin pendant leur jeunesse, les journalistes sont maintenant considérés comme des
Alexis Debat en puissance. La confiance s’effrite. Les licenciements tombent, les deadlines se rapprochent et les tâches s’accumulent. L’atmosphère de la profession s’alourdit. Pour se rassurer, certains n’hésitent plus à
falsifier les chiffres de circulation.

A contre-courant, l’équipe de l’
Online Journalism Blog affirme que le journalisme s’améliore de jour en jour. Et que les journalistes en bénéficient.
Plus qu’un défouloir pour journalistes
heureux ou
mécontents, nous voulons expliquer pourquoi les journalistes ont plus de raison que jamais de se réjouir. Pourquoi il est plus facile pour les jeunes journalistes d’avoir accès aux sources. Pourquoi les journalistes ont plus de pouvoir que jamais face à leurs éditeurs. Pourquoi le travail des journalistes apportera plus à la société.
Voici les 10 raisons de l’OJB. Ajoutez la votre sur
JollyJournalist.com !
1. Le pouvoir de l’organisation sans organisation. Les réseaux sociaux permettent de trouver des gens avec les mêmes intérêts, différentes compétences mais un but commun - sans se soucier du lieu ou du statut. L’équipe éditoriale n’est plus confinée entre quatre murs et elle change entre chaque article.
2. Des informateurs à portée de main. Wikileaks et les sites du genre permettent aux personnes possédant des infos sensibles de les mettre à jour en contournant la censure. Ca veut dire plus de témoignages de première main pour les journalistes.
3. De l’info comme s’il en pleuvait. Google permet aux journalistes d’obtenir toute l’info sans même passer par la bibliothèque. Des articles universitaires et des bases de données en libre-accès offrent au penseur critique des milliers de références pour étayer ses arguments.
4. Un vrai retour sur votre travail. En lisant les commentaires, en regardant la fréquentation des articles, en surfant sur les blogs ou en écoutant les murmures de Twitter, vous savez ce qu’on dit de vous et de votre domaine d’expertise. Vous savez quand vous réussissez. Et quand il faut s’améliorer.
5. Vérifications en temps réel. Face à un notable sûr de lui qui vous bluffe avec ses statistiques ? Demandez-lui ses sources et mettez-le face à Google, via votre téléphone portable.
6. La fin du recopiage. Les nouveaux modes de consommations sont tels que les dépêches d’agences se sont déjà faufilé partout quand le journaliste la reçoit. Plus besoin de la recopier. Les journalistes peuvent se concentrer sur le reportage et l’analyse.
7. Poser des questions aux personnes qui ont des réponses. A travers les blogs ou les articles universitaires, on a accès à des milliers de contacts. Le carnet d’adresses n’est plus aussi important qu’avant. (OK, peut-être pas pour les journalistes politiques).
8. Interviewer le monde gratuitement. Skype permet aux pigistes de réduire les dépenses. En plus, le caractère asynchrone des e-mails permet de contacter des gens à l’autre bout du monde sans se lever au milieu de la nuit.
9. Devenir le marchand de journaux. C’est mieux qu’il n’y paraît : Vous pouvez désormais régler vous-même la distribution et décider de la forme de vos contenus - blog, vidéo, podcast ou autre.
10. Ecrire se qu’on veut et se forger une marque personnelle. Votre rédac chef n’aime pas ce que vous faites ? Ouvrez un blog et postez ça là. Si c’est intéressant, les lecteurs viendront.
La joie se répand à travers l'Europe! JollyJournalist.com compte déjà plus de
30 contributions en 6 langues. Pour en savoir plus, vous pouvez également écouter
l'interview de Paul Bradshaw sur les ondes d'ABC, la RFI australienne (
transcript ici).
Post publié (aussi) sur Window on the Media et sur l'Online Journalism Blog.
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