mediachroniques

Quelques questions auxquelles je dois répondre d'ici la fin de la semaine, dans le cadre des ateliers "print" des Etats Généraux de la presse.
J'aimerais collecter vos réponses, vos suggestions, histoire de ne pas réflechir tout seul.
Laissez les dans les commentaires et débattez-en, je les ferai remonter...
1) Doit-on s'attendre à un recul de moitié de la diffusion des quotidiens français, si oui à quelle échéance ?
2) Avez-vous en tête un "pays modèle" dont la France pourrait s'inspirer ?
3) Où les contenus de la presse écrite vous semblent-ils bien meilleurs?
4) Où l'Etat oriente-t-il efficacement ses aides vers de meilleurs contenus?

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7 Commentaires

Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 21 Octobre 2008 à 7 18
Sur la production de contenu à subventionner.

Je ne suis pas convaincu que ca soit quelque chose de sain.

Si vraiment on a de l'argent a dépenser. Subventionnons des bloggeurs....

J'ai bien peur qu'on ne subventionne plutot l'AFP. Malgré la qualité de l'information produite j'ai bien peur que ça soit la prochaine victime collatérale de cette crise.

Sans doute pas le chemin vers des contenus plus originaux et attractifs... pour de nouveaux lecteurs.
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 21 Octobre 2008 à 7 09
Il y a deux ans j'aurai dis le Royaume Uni. A l'époque, je travaillais dans l'activité reader's offers à Londres pour la presse quotidienne et ses suppléments dominicaux . La lecture des journaux est tellement plus répendu qu'en France.

Hélas Visiblement c'est aussi la catastrophe aussi outre-manche

Je dirai qu'il faut simplemen tlaisser les quotidiens se convertir au web, échapper à cette conception élitiste à la française.
Eviter d'entraver l'innovation de ceux qui sont encore sur papier.
Laisser l'hyper-spécialisation s'opérer : les revenus du FT sont en hausse de 11% cette année. Ce qui semble valider le modèle semi-payant en ligne
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 21 Octobre 2008 à 6 32
Sur la question des aides :

Le système d'aide et sa contrepartie le monopole d'impression CGT est essentiellement un frein à l'innovation et ce qui permet à une situation de perdurer.

Résultat ce système maintien les quotidiens généraliste dans une situation économique précaire et une dépendance vis à vis du pouvoir politique ou d'intérêt industriel lié à l'Etat.

Par exemple l'Humanité, Libération et Le Monde maintenant sont quasi banqueroute / Le Figaro est contrôlé par Dassault, les rédacteurs en chef sont nommé à l'Elysée.

C'est tout sauf une politique industrielle. Il faut donner à la presse les moyens d'innover de façon autonome.
Jean-Baptiste Ingold Commentaire par Jean-Baptiste Ingold le 21 Octobre 2008 à 6 26
Sur la 1er question me semble tronqué.

Pourquoi arbitrairement séparer la presse payante de la presse gratuite. La presse gratuite a connu un boom extraordinaire ces dernières années. Il est possible qu'il manque de quotidiens low-cost qui soit une marche intermédiaire.

Les projets de presse populaire à un prix facial bas ont été stoppé 'bild français".

Peut-être que les gesticulations du groupe Amaury ne décourageront pas le projet de quotidien sportif low cost. Qui sait, il est toujours possible de rèver :)
Emmanuelle Garnaud-Gamache Commentaire par Emmanuelle Garnaud-Gamache le 20 Octobre 2008 à 11 02
pour le Canada, on peut citer le Globe&Mail comme référence en terme de vague web bien digérée, d"intégration réussie, de rapport respectabilité / rentabilité. La Presse, dont Jeff parle si souvent, innove régulièrement dans ses contenus/ formats, résiste à la baisse du lectorat et améliore même ses chiffres... mais rencontre les mêmes difficultés publicitaires que bien des titres.
Claude Droussent Commentaire par Claude Droussent le 20 Octobre 2008 à 4 02
1/ Si on s'en tient à l'arithmétique et à la tendance des toutes dernières années, les échéances pourraient être de cinq à huit ans pour les titres de PQN, de dix à douze ans pour les titres de PQR les plus touchés. Mais il n'existe ni logique ni fatalité dans ces tendances, devenues "lourdes" depuis deux ans. Sans compter qu'on ne peut présager ni d'une nouvelle accélération de la consommation de l'info vers le numérique, ni de la capacité des titres print à relever le défi.
Ne pas oublier néanmoins qu'à la prédiction, en 2000, d'un expert américain selon lequel la presse quotidienne payante disparaîtrait avant 2040, toute l'Europe avait crié "au fou!" Et maintenant ?..

2 et 3/ Difficile d'importer des modèles d'ailleurs, en raison d'approches culturelles différentes. L'offre la plus valorisante semblait venir ces dernières années des pays anglo-saxons. Mais en Grande-Bretagne par exemple, The Guardian et The Daily Telegraph, précurseurs depuis 2004 en terme de synergies print/web, vont connaître au terme de cette année leur premier recul significatif (-5%) quant à leur diffusion papier payante...
Des modèles intéressants pour la PQR: les équivalents dans les pays scandinaves, qui profitent de leurs avancées en terme de consommation du numérique pour se montrer très innovants, et créer de nouvelles sources de profit tout en enrayant le déclin du papier.
Aller voir aussi du coté de l'Espagne et de l'Argentine, où l'influence d'un design intelligent rend le papier plus attractif. De toute manière, le seul vrai recours face au déclin du papier est bien dans la pertinence de ses contenus, tant sur le fond que sur la forme.

4/ On sera tous d'accord pour mettre en garde contre une association "aide de l'Etat" et "contenus". En France, le print a tout simplement besoin de se remettre en cause sur les contenus qu'il offre, toujours en toute indépendance. Et l'Etat d'offrir des solutions pragmatiques de nature à aider la presse à relever le défi qui l'attend en terme de distribution et de législation sociale (ex. droits d'auteur) notamment.
Marc Mentré Commentaire par Marc Mentré le 17 Octobre 2008 à 20 05
Une remarque en passant : la première question me semble bancale : il existe des quotidiens de province (PQR) et des quotidiens nationaux (PQN). Les amalgamer me semble une erreur. Il me semble aussi qu'il faut distinguer entre les différents quotidiens nationaux : que France Soir perde la moitié de sa diffusion n'aura pas la même signification que pour Le Monde, Le Figaro. Quant à une échéance… il y a les tendances et les ruptures. Je laisse la futurologie aux futurologues.
Deuxième remarque : la presse s'est développée selon les pays dans des conditions politiques, culturelles, sociologiques économiques et sociales (pour m'en tenir là) totalement différentes. Il n'existe pas de modèle.
Dernière remarque : la presse a-t-elle vraiment besoin d'"aides" de l'État ? On est toujours redevable envers un donateur.

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