Jeff Mignon a pondu un intéressant texte il y a quelques heures sur le taux de pénétration des médias. Il exprime des doutes (avec raison) sur les chiffres présentés et lance un appel à diverses personnes, dont moi, pour en savoir plus. Il m'a demandé de regarder pour ce qui concerne le Québec.
Profitant d'un après-midi pluvieux dans mes montagnes (160 kilomètres au nord de Montréal, seize du plus proche village, dix de la route nationale, un du premier voisin...), j'ai plongé dans les chiffres que j'ai, en précisant que n'étant plus chroniqueur et encore moins cadre dans un journal et n'étant plus membre du Conseil de presse du québec, je n'ai pas sous la main des documents originaux, officiels et vérifiés. Mais je crois qu'en gros les chiffres que je vais donner sont exacts.
L'ennui, et je le précise, c'est que selon moi, ces chiffres ne donnent pas l'heure juste, parce qu'ils comportent des lacunes importantes. Et je suppose que ce qui est vrai pour moi l'est pour tout le monde, dans quelque partie du globe que cela soit.
Je m'explique en prenant mon cas personnel. Je suis un vieux routier de la presse écrite (je l'ai expliqué dans un blogue précédent). J'ai travaillé 45 ans pour le quotidien montréalais La Presse.
Je reçois donc quotidiennement La Presse à ma porte (au Québec, comme un peu partout en Amérique du nord) on livre les quotidiens à la porte tous les matins. J'ignore la proportion entre ceux qui achètent au kiosque et ceux qui recoivent à la maison, mais dans les grands centres, la proportion des "abonnés" est forte.
Sauf que... Ca ne prouve rien.
Je m'explique. J'achète le journal par fidélité. A;près tout, j'y ai oeuvré pratiquement un demi-siècle et j'y vais encore. (J'ai d'ailkleurs en tant qu'ancieni employé une ristourne de 40%). Mais... Mais je suis actuellemetn dans les Hautes-Laurentides pour quatare jours. Il en est ainsi pratiquement chaque semaine, il en sera ainsi l'été. Ma voisinie entre mon journal dans mon lobby, je feuillette quelques articles importantsquand je retnre à la maison. L'été (et le temps des Fêtes du 20décembre à la mi-janvier), c'est pire. Je ne suis même pas chez moi. Ma voisine entre les journaux et mon fils qui monte au chalet toutes les fions de semaine (ou presque) me monte les journaux.
A ce moment-là, tut ce qui est "nouvelle" est déjà connu, je passe donc. Et même pur ce qui est des commentaires (éditoriaux, articles inédits), seuls quelques sujets m'attirent. Le reste du journal sert pour allumer le feu dans le foyer...
En un mot, peut-on dire que un journal "vendu" es tun jurnal lu? Comment peut-on calculer le lectorat?
Et puis que lit-on?
Ma femme s'intéresse à la cuisine, à l'entretien de la maison, mon fils au bricolage, quelques fois elle consulte le cahier vooyages. Rartement les spectacles.
Moi c'est davantage la politique. Et le sport.
Alors, le lectorat, que lit-on? Ca se calcule comment, comment savoir si tel chroniqeuur est lu ou pas? On le sait pas...
Arrivons à la radio...
Ma femme aime, quand elle est à la cuisine, à partir du petit déjeuenr le matin, avoir la radio ouverte. A Radio-canda, pour quelques bulletgions de nouvelle matinaux, puis pour d ela musique. Mais... M'ais elle n,est dans la cuisine qu'au moment des repas mais laisse la radio ouverte toute la journée. Les gens qui font les cotes BBM calculent-ils qu'ona la radio ouverte toute la journée? Si oui, ca ne prouve pas grand chose.
Par ailleurs j'ouvre (puor la musique) dans l'auto. Des fois aux heures, ils passnet des bulletins de nouvelles (généralement d'agences pusique la radio n'a pratiquiement plus de journalistes sur le terrain). Je sors de l'auto, la radio s'éteint. Mais est-ce que j,écoute vraiment ou si la musique m'emp:eche de m'endormir sur les longs trajets? Combieni de gens écoutent la radio dans l'auto? Des centaines, des milliers. Ils écoutent quoi? Les bulletions de circulation pour savoir les bouchons à éviter. Des fois la météo... Et d ela musique. Point... Et qu'on vienne pas me contredire sur ce point.
La tlévision maintenant. Je suis une bête de l'information. Normal.
Dès lematin, pendant que ma femme fait le café et les "toasts" (oui je sais, c'est sexiste mais c'est ma femme qui cuisine...). moi je lis les informations sur le net (donc j'apprenmds les dernières nouvelles comme cela). Pendant ce temps, elle,a écouté la radio. Souvent elle me dit: tu sais pas quoi? et je dis oui, c'était sur le net. Et je monte le journal qu'on se divise (quand on est en ville), non pas pour s'informer (on sait...) mais pour regarder la caricature , des foios lire des papiers de commentaire que la radio ou le net n'ont pas donné. Alor son analyse comment notre taux de lectorat.
Cela dit, je ne crois pas aux gens qui consultent que le net. La radio dans la cuisine, c'est encore fort (en tout cas au qubéec) et dans l'auto. Et puis le journal en prenant son café matinal. Suis pas le seul, croyez-moi.
Mais... mais au chalet, je me contente du net et de la t;lévision continue.
Suis surpris que on analyse peu cela dans la baisse des bulletins de nouvelles télévisés. ceux-ci sont à heure fixe... bon pour le bonhomme qui entre à la maison à heure fixe. ou qui n'a pas la télé au bureau.
Aujourd,hui, non seulement pour les travailleurs autonomes mais aussi pour de plus en plus de gens au bureau, il y a toujours un téléviseur ouvert. A la télévision continue (CNN, LCN ou RDI au Qubéec, etc.) . Comme cela, on a l'information instantannée et en direct. Avec de l'imiage et davantage qu'avec l'Internet (ce qui n'emoppêche pas ensuite de la consutler, mais règle générale les téléviseurs sont géants (ceretains ont la grandeur d,un écran de cinéma, du moins ici en Amérique) alors que les ordiniateurs sont d eplusen plus souvent avec écran portatif. Fatiguant pour les yeux... Même si très utiles.
Donc, moi qui suis journaliste-historien, ai un téléviseur ouvert. Son coupé (il est sous-titré de tuote facon). dè temps en temps je jette un coup d'oeil distrait. Et s'il y a quelque chose d'important, (une fusillade, un attentat terroriste, une tragédie, le World Trade center que j'ai vu la tour tomber en direct et non en différé comme les Euroopées, vu le décalage horaire...), bon bien la télé était ouverte. Tout d,un coup on voit la mention: bulletin sopécial un avion (le premier a frappé le World trade center).
Et là quelqu'un a lu la mention, crié: hé, un avion a frappé et tout le bureau a regardé.
Oui mais c'était un journal, dites-vous. Détrompez-vous.
Ma femme a été 15 ans cadre pour la Fédération des médecions omnipraticiens du Québec. Ils ont toujorus une télé ouverte aux nouvelles continues. Pour savoir tout de suite quand il y a crise aux urgences, qunand le ministre de la Santé annonce une nouvelle politique, quand il y a un grave accident, etc. Le son est coupé mais à tous les quart d'heures, disons, quelqu'un regarde distraiemetn et s,il voit quelque chose, on réagit.
Bon, alors, on calcule le taux d'écoute comment? Le fait que le téléviseur soit ouovert veut-il dire qu'on regarde vraiment ? Non. On regarde quand il y a quelque chose à rgarder.
<
Et évidemmnetn, moi, je ne regarde jamais les bulletions de nouvelles télévisées (je parle des journaux télévisés) pusique j'ai vu à la télé les événements à mesure. Et si j'ai besoin d'un bulletion de nouvelles, la télé continue les passe à toutes les demi-heures (souvent la même toute la journée quand il y a pas de dévelo9ppemetn). avouez qu'après 3 fois dans la même journée, on n'a pas besoin d,un grand présentateur pour résumer le tout à l'heure du dîner ou du souper ou du coucher...
Satisfait maitnenant? Enfin, on est tout fiers de dire que le taux de "lectorat" a augmenté à mntréal depuis qu'il y a des journaux grauits. 'Lectorat? Bien à l'entrée du métro, un million de citoyoens par jour se fait donner dan sla main, prdsque de force, un exemplaire gratuit des deux quotidieens concurrents gratuits. même les anglophones et allop9hones en recoivent un exemplaire (et regardnet les photos et les résultats sportifs, pas besoin de savoir la langue pour cela). Ca fait-y des "lecteurs".? Pas certain, moi...
Alors voilà, maintenant que j'ai fait amplement l,avocat du diable, voioci mes chiffres.
Parait que dans l'ensemble les 14 quotidiens du Québec (12 francophones, dont deux gratuits et deux anglophones, tous les deux payants) ont un tirage stable. Et à Montréal on se vante d'un tirage augmenté. Àcause des deux quotidiens gratuits. Cela aurait toutefois pour objet positif d'avoir permis à des gens qui n'achetaient aucun quotidfien d'en lire au moins des bribes. Mais aurait nui au tirage du quotidien populaire Le journal de montréal. Mias comme j,ai dit, faudrait savoir si le fait d'acheter (ou d'avoir enmains un journal gratuit0 fait de nous des lecteurs. Pas certain...
Le nombre d'heures passé devant un téléviseur aurait baissé de 26 à 23 heures par semaine pour le Québécois moyen. Chez moi, le téléviseur est ouvert (présentement il l'est alors que j'écris mais il est dansmon dos et je ne peux le voir...) quelque 15 heures par jour. Ca prouve quoi si je ne le regarde pas. Donc je me méfie des chiffres. Mais bon, ce sont les chiffres officiels. Moyenne de 23 heures par semaine par familel québécoise. Cela dit, le marché est maintenant tre`s éparpillé entre les chaines gratuites (normales) et la télévison payante et spécialisée qui aurait près de 20% de part du marché maintenant. (Notamment des canaux de cinéma continu. Comme Super-écran (ou HBO (Homer Box Office) en anglais. Quant à savoir si ca compte comme média, bien la`, faudrait alor scomptabiliser le cinéma en salle aussi...
Incidemment ces canaux spécialisés dse cinéma continu ont beaucoup nui au cinéma en salle (on parle peu de la baisse du cinéma sur les blogues parlant d'information. Un média ou pas un média le cinéma. Je laisse la réponse aux spécialsites...)
Rste la radio. Y a pratiquemetn plus (à part radio-canada) de juranlistes à lar adio. Mais on continue de l'écouter dans la cuisine (surtout) et puis dans l'auto. Mias cela aurait beaucoup baissé (on l'écoute plus pour les novuelles à la maison.) Par contre, dans de nombreux bureaux, on écoute des chaines radiophoniques de musique douce (classique) pour calmer la monotonie de ceux ou celle squi font des entrées de données. Est-ce que ca fait des gens de ce bureau (qui écoutent la musique distraitement en toile de fond) des auditeurs de radio pour autant, qu'on comptabilise.
Voilà ma réponse à Jeff et à tous ceux qui s,interrogent sur les chiffres.
De toute façon, vieux chroniqueur socio-politique facilement sceptique et de formation sociologique, je me méfie toujours des sondages et surtout de ce qu'on leur fait dire. Car on pourrait dire que 100% des décédés à l'hôpital aujourd,hui ont regardé la télé dernièrement. Et en conclure que la télé peut être cause de décès... Je caricature un peu, mais bon, je prends toujours les sondages avec des pincettes.
Les études de lectorat, d'auditeurs, les cotes d'écoute, aussi.
Pierre Vennat
Journaliste-historien.
Balises :
Partager
Vous devez être membre du réseau « mediachroniques » avant de pouvoir ajouter des commentaires!
Joignez-vous à ce réseau social