Alors voilà, il ne suffit pas d'échanger trois mails pour se dire: "et si on bloguait ensemble?". Maintenant, il faut s'expliquer.
Plusieurs fois entendu: "C'est intéressant, mais c'est quoi exactement votre truc?"
Le "truc", c'est que six personnes qui bloguent (à une exception près) depuis pas mal de temps décident de publier ensemble sur la même plateforme.
Objectif: créer un sorte de passerelle entre les médias traditionnels et les nouveaux médias.
En un an nous avons écumé tellement de conférences anxiogènes sur le déclin de la presse qu’il nous a semblé utile de rassembler nos forces pour créer ce qui pourra aussi devenir un centre de ressources et de veille sur le sujet. Une façon de prendre l’initiative alors que notre industrie semble atteindre le creux de la vague. Disons que nous souhaitons en faire un lieu d’optimisme lucide.
De mon côté, j'ai essayé d'expliquer le projet vendredi dans Place de la Toile, l'émission hebdomadaire de Caroline Broué et Thomas Baumgartner sur France Culture. L'extrait s'écoute juste en dessous, l'émission complète est là.
Comme vous le voyez/entendez, il reste de la place imaginer tout ce que pourrait être Média chroniques...
Commentaire par Jean BARUCH le 16 Juin 2008 à 10 01
Juste pour noter amicalement que je suis aussi journaliste (et un peu écrivain) avec près d'un demi-siècle de reportages dans le monde entier et de "papiers" quotidiens, et que j'ai vécu aussi bien souvent la faillite des spécialistes. Mais vive la vérité et surtout le courage !
Commentaire par pierre vennat le 16 Juin 2008 à 9 19
Mon cher Jean Baruch
On s'éternisera pas là-dessus.
Mais voyez-vous, si je suis journaliste depuis bientôt 50 ans, je suis aussi historien (11 volumes solos publiés depuis 15 ans chez des éditeurs "reconnus" (ie publiés par eux et non à frais d'auteur) et je suis membre de l'Union nationale des écrivaines (on féminise chez nous) et écrivains québécois. En plus bien sur de la Fédération professionnelle des journalsites du Québec. Et à quelques organismes professionnels d'historiens dont l'Association québécoise d'histoire politioque et l'Institut d'histoire de l'Amérique française.
En un mot, le fait d'écrire ne fait pas d'un individu davantage un écrivain que le fait d'écrire sur un blogue ne fait un journaliste.
Mais bien sur, l'Internet comme vous le dites permet à un individu de mettre sur la toile son journal en espérant que d'aujtres le liront.
Mais le de donner son opinion (un journal personnel es généralement des opinions ou commentaires sur les événements) et de raconter sa vie personnelle ne fait pas de nous un journaliste. Ce qu9 ne veut pas dire que cela ne soit pas valable.
Pour moi un journaliste est (ou plutôt "devrait" car bien sur, et vous le constaterez facilement, les brebis galleuses ne manquent pas dans notre métier pas plus, hélas, que dans d'autres (les ripoux ne sont pas que dans la police ou la politique), quelqu'un capable de comprendre le monde complexe dans lequel nous vivons et de l'expliquer aux autres.
D'où la raison pour laquelle (chez nous) dans les grands médias, les journalistes ne sont pas pour la plupart des généralistes diplomés d'écoles de journalisme`mais des spécialsites dans leur domaine.
Les chroniqueurs économiques sont donc des économistes ou des MBA; les chroniqueurs politiques ont fait les sciences po; on essaie d'avoir le plus de chroniqueurs scientifiques qui ont une formation leur permettant d'expliquer la navette spaciale, les découvertes médicales etc., le chroniqueur juidiciaire a fait son droit, etc.
Cela dit, bien sur, ces "spécialsites" existtent en dehors du journalisme et riein ne les empeche de s'exprimer sur la toile.
Rien n'empêche non oplus un autodidacte d'avoir une expertiose aussi bonne qu'un spécialsite grâce à son expérience pratique.
Mais ie média qui a une crédibilité a pour misdsion de séparer le vrai du faux.
Ce sont (ou devraient être) des "médias d'information".
Le monde a bien évolu depuis Théodore Renaudot, tout comme l,avion a bieni évolué depuis les frères Wright , l'autombomibile depuis Henry ford etc.
Bref vous pouvez publier tout ce que vous voulez sur Internet et vous faire lire (la preuve, je vous lis et je vous commente) sans être journaliste.
Mais pas besoin de faire disparaÎTRE LE journalisme pour cela.
Je suis toujours surpris que les gens qui découvrent quelque chose veulent en faire disparaître un autre.
Personnellement, je vous écris présentement, j'ai consulté les nouvelles sur Internet en français et en anglais et j 'ai le téléviseur ouvert sur un canal de nouvelles continues (ce qui m'évite d'avoir à regarder les téléjournaux. S'il y a quelque chose de nouveaux, on l'a presque instantannément.)
Et je m'en vais (il est 9 heures et quarat au Québec) faire du vélo pendant une heure avec ma femme.
bref, il y a moyen d'¸etre en ce bas monde un homme (une femme ) complet.
De marier le sport à la culture; la radioo, la télé, l'Internet, le journal écrit et même la traditonnelle lettre mise à la poste (en plsu du courriel et du téléphone, portagle, avec fil, cellulaire, etc.).
Pourquoi vouloir se limiter?
J'emprunte tous les awns le bateau, l'avion, le train, le métro , l'auto, le vélo.
Et j'ai fait de la course à pied jusqu'à 63 ans, bref jusqu'à ce qu'un médecin prudent (et ma femme) m'ordonnent de cesser mes 10 kilomètres quotidiens.
vive la toile mon cher jean, mais vive le journalisme, la ferblanterie, les plombiers et les poseurs de réverbère. pas besoin de supprimer quelque chose pour s'enrichir d'une ouvelle.
pierre vennat
Commentaire par Jean BARUCH le 16 Juin 2008 à 1 06
La difficulté pour les journalistes actuels est qu'ils croient que leur métier a TOUJOURS été ressenti comme une nécessité, alors qu'il est récent et représente simplement une évolution, certains diront un dévoiement, des écrivains-témoins-investigateurs et des rédacteurs institutionnels.
Les "journaux" (personnels et célèbres) d'un bourgeois de Paris ou de Londres en furent les précurseurs. Mais le fondateur français du journalisme, Théophraste Renaudot, a pensé d'abord "petites annonces" et "communiqués officiels de la cour", ses devanciers anglo-saxons mouvements de bateaux et vie du commerce, tous rejoignant en cela les "Acta Urbis" romaines placardées journellement sur le forum.
Ce que je veux dire donc, c'est que les formes d'expression et d'investigation personnelles et humaines de simples citoyens sont variables mais éternelles. Mais que, par contre, leur accaparement par une catégorie spéciale adoubée "journalistes" et rangée sous la bannière du "journalisme"a vécu, heureusement.
Spécialement en France où, par statut octroyé par le pouvoir (statut qu'un "combat" pour l'arracher au législateur a "javellisé" aux yeux des plus naïfs), le journaliste et le journalisme n'existent que dans le seul cadre d'entreprises de presse, étroitement encadrées par les lois et les puissances d'argent. Résultat : ce qu'on y voit et entend quotidiennement s'apparente beaucoup à ce qui s'y faisait sous Louis XIV et ses successeurs.
Internet a au contraire apporté à tous les "bourgeois", la possibilité de tenir leur journal personnel et de le PUBLIER gratuitement. Donc, ce dont vous discutez actuellement, ce sont des nouvelles possibilités pour les écrivains et les publications. Et, si vous avez les yeux ouverts, vous verrez qu'à tout instant, sous les prétextes les plus divers, le pouvoir et l'argent tentent de ramener blogueurs et multimédias divers de la Toile dans le carcan de l'expression encadrée à l'ancienne.
Pardon pour cette philosophie pratique et désabusée !
Commentaire par pierre vennat le 15 Juin 2008 à 16 30
Cher Jean Baruch
Je ne comprend pas où vous voulez en venir.
Il y a encore (en tout cas chez nous) des ferblantiers. Ils se sont évidemment recyclés, posent des couvertures, réparent des appareils ménagers, mais le fer blanc es tencore utilisé, donc il y a des ferblantiers. Les pages jaunes ("yellow pages", pages où les commerçants s'annoncent dans les botttins téléphoniques d'Amérique) en sont pleines.
Quant aux allumeurs de réverbères, ils se sont recyclés eux aussi.
Bien sur, les réverbères fonctionnent maintenant à l'électricité.
Mais chez nous (chez vous aussi je suppose), les ampoules brûlent, les automobilistes foncent sur les réverbères et les détruisent, les orages et les tornades (courantes en Amérique) les jettent par terre, snas compter le verglas (si vous êtes vraiment familier de la toile, et consomamteur d'information vous savez surement que lors de la fameuse tempête de verglas de 1998, tous les Québécois (6 millions) ont manqué d'électriciét entre 3 jours et 3 semaines, selonles régions.
Il y a donc des hommes (et peut-etre des femmes mais disons des hommes) et de scompagnies spécialisées spécialement dans l'art d'aller changer les ampoules des réverbères avec de grande sgirafes mécaniques montées sur des camions (un peu comme les camions girafes des pompiers).
Ce sontles allumeurs de réverbère modernes.
Où je veux en venir?
Que les journalistes ne disparaîtront pas, pas plus que le cinéma n'a fait disparaître le théâtre, la radio le cinéma, la télévison la radio, etc.
Le métier changera tout simplement.
Et c'est déà commencé.
Il y a des siècles qu'on dit que le christianisme, le boudhisme, l'islam, etc disparaîtront.
Bien sur il y a des agnostiques ou de snon pratiquants (j'en suis), mais bon, les religions sont là.
La toile est là pour rester, le journalisme aussi.
Vous savez, on a aussi dit et écrit sur la fin de l'histoire, du communisme, du capitalisme, etc. etc.
Ce qui est nécessaire, c'est la transformation, le recyclage permanent.
(Au fait, on a encore des forgerons, parce qu'il ya encore des gens qui font de l'équitation...)
Il y en a moins, c'est tout, et il y a davantage de mécaniciens.
Mais parler de disparition, c'est toujurs hasardeux.
D'ailleurs, le but de ce blogue (en tout cas c'est pour ça que j'y adhère et que Jeff Mignon, son fondateur, m'a invité) c'est justement que l'on discute ensemble, ceux qui sont journalsites, ceux qui sont plus compétents en techno, ceux qui sont mordus de la toile au point de dédaigner les journaux, les blogueurs non journalistes, les blogneurs non journalistes, adeptes du "journalisme-citoyen" des meilkleurs moyens d'améliorer le monde des médias.
À ma connaissance, on n'a pas créé ce blogue pour faire disparaître qui que ce soit.
S'il fallait que cela soit le cas, cela serait bien malheureux et je n'aurais plus rien à faire sur ce blogue.
Pierre Vennat
Journaliste, usager de la toile et toujours désireux d'en apprendre, mais pas de disparaître.
Commentaire par Jean BARUCH le 15 Juin 2008 à 6 05
juste un mot pour dire que d'abord, il faudrait se poser LA question. Les journalistes, qui n'ont que deux siècles d'existence, ont-ils plus de légitimité à survivre que les ferblantiers ou les allumeurs de réverbères ? N'étaient-ils pas le produit d'une époque révolue où, par construction, une publication supposait une connivence ou, à tout le moins, une tolérance du pouvoir et une complicité de l'argent ?
Bonjour à tous "les vieux routiers de la presse traditionnelle", un petit conseil d'un jeune étudiant /// niveaux vocabulaire "technique" il y a toutes les infos sur le web.
Aller bon courage :-)
Commentaire par pierre vennat le 3 Juin 2008 à 14 04
Pas de problème. On fait des efforts, chacun de son côté. C'est le but de ce blogue et c'est la raison pour laquelle j'y adhère.
pierre vennat
Vous avez raison à propos du jargon. Nous devons nous en défier et nous en éloigner. Vous pouvez nous aider à cela. Si, en dépit de nos efforts, vous constatez que nous jargonnons, faites-le nous savoir!
L.objectif est excellent. Le moyen (ce blogue) aussi.
Cela édant dit, si on veut établir un véritable pont entre les médias traditionnels et les nouveaux médias, faudra que les instigateuirs de ce blogue, tous experts en nouveaux médias écrivent sur le blogue dans une langue que les vieux routiers de la presse traditionnelle, pourtant désireux de dialoguer puisqu'ils sont ici sur ce blogue et qui se servent donc couramment de l'Internet et des courriels (et bloguent même à l'occasion) s'y retrouvent dans le vocabulaire selon moi trop technique que trop de blogueurs et d'experts en nouveaux médias emploient. Notamment des abréviations qui ne sont pas du bon français (ou du bon anglais si vous écrivez en anglais). Je veux bieni faire mon possible pour comprendre, mais diable, que chacun fasse son possible pour être certain d'être bien compris. On peut se servir de l'Internet et faire des phrases comple`ts avec des mots complets. Sinon, il y en a (je doute que je suis le seul) qui n'y comprendront rien (ou peu) et décrocheront. Dommage pour le dialogue.
Pierre Vennat
Vieuix routier "des médias traditonnels".
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